Éric Planes

    Éric Planes n’est guère volubile. Pour le faire parler, il suffit de le brancher cuisine. Ses yeux pétillent en revenant sur sa jeunesse. Il se souvient que sa mère, Josette, s’appliquait à dégraisser les sauces tandis qu’il prenait un plaisir fou à dresser les assiettes ou à regarder les émissions de Michel Oliver à la télévision. « Tout petit, je cuisinais dans les jupes de mes grand-mères », raconte Éric Planes. « Marcelle, ma grand-mère paternelle, préparait la sanguette (sang de volaille coagulé à la poêle avec un peu d’huile) et le lapin comme nulle autre pareil ! Louisette, ma grand-mère maternelle, cuisinait un jarret de veau hors pair ! J’ai beau chercher, je n’arrive toujours pas à reproduire le goût qu’il avait. Il est vrai que nous avions à Thuir des bouchers de grande qualité et que mon grand-père mettait un point d’honneur à avoir un beau potager en plus de ses vignes. Sa spécialité était la cargolade qu’il préparait même sous la pluie battante abritant son gril d’un parapluie ! Quant à mon père, Jean-Pierre, quand il ne chassait pas, j’allais pêcher la truite avec lui dans la montagne. En saison, c’était la course aux morilles, aux cèpes, aux oronges… Maintenant, il a créé des truffières dans les Fenouillèdes avec des amis ».

    La simplicité est de mise chez Éric Planes, la modestie aussi. « Je fais une cuisine sans prétention, dit-il et c’est ce que mes clients recherchent. Ils adorent aussi me voir servir les plats ». Car à l’August’Inn, faute de grands moyens, c’est le patron qui cuisine et qui assure le service. Y compris pour les vins qu’il choisit lui-même. Autodidacte, en dépit d’un bac et d’un brevet technique supérieur, il avoue qu’il a tout appris lors de son long séjour dans la restauration en Angleterre. En 1997, juste après son service militaire au Mess des Officiers d’Aix-en-Provence, il trouve, grâce à internet, un poste de second dans un restaurant Français (Pierre Victoire) de Tumbridge Wells, dans la verte campagne du Kent. Il y restera une année. Puis il navigue durant trois années d’un poste à l’autre au sein d’une chaîne de restaurants londoniens avant de tenter l’aventure chez lui, à Perpignan.

    (Extrait d’une présentation réalisée par Michel Smith)

    Aujourd’hui, après plusieurs postes dans des établissements prestigieux de Haute-Savoie et mû part le désir de transmettre, il se consacre depuis deux ans à son activité de formateur cuisine et traiteur au Centre de Formation d’Apprentis de Groisy.

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    homme portant un chapeau en terrasse de bistrot